Le président sénégalais, Macky Sall, a invité lundi 13 novembre la communauté internationale à « repenser sérieusement » la doctrine du maintien de la paix des Nations unies, soulignant que le mode classique de maintien de la paix n’est plus adapté.

« Face aux nouvelles menaces, les missions classiques de maintien de la paix ne sont plus adaptées. C’est le cas notamment avec la MINUSMA au Mali, sans doute l’une des missions de paix les plus meurtrières pour les casques bleus », a-t-il estimé à l’occasion de la 4ème édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.

Selon M. Sall, il est temps de « repenser sérieusement la doctrine du maintien de la paix des Nations Unies ». « On ne peut maintenir la paix là où elle n’existe pas, là où il faut plutôt la rétablir en combattant des groupes dont la violence est le seul mode d’action », a-t-il insisté.

Neuf (9) des seize (16) opérations de maintien de la paix de l’ONU sont déployées en Afrique. En juin dernier, l’ONU a adopté un budget général des opérations de maintien de la paix de 7,3 milliards de dollars US pour la période du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018, soit une baisse de près de 600 millions de dollars par rapport à l’exercice précédent.

Par ailleurs, le président Sall a indiqué que l’action militaire contre le terrorisme doit être solidaire et globale afin de ne laisser aucun champ libre aux terroristes. « Cette action, a-t-il dit, doit être menée partout avec la même rigueur. Elle doit aussi être menée par des forces de défense et de sécurité bien formées, bien entraînées et dotées de mandats robustes ».

La 4ème édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique s’est ouverte lundi 13 novembre au Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD), à une quarantaine de kilomètres à l’est de Dakar, en présence de trois chefs d’Etat africains.

Outre le président sénégalais Macky Sall, ses homologues du Rwanda Paul Kagamé et du Mali Ibrahima Boubacar Keïta prennent part à cette rencontre.

Le Premier ministre tchadien Albert Pahimi Padacké, la ministre française de la Défense, Florence Parly, le président de la Commission de l’Union africaine(UA), Moussa Faki Mahamat, entre autres, assistent aussi à ce forum.

Selon ses organisateurs, près de 700 participants, composés d’acteurs régionaux et internationaux, d’autorités politiques et militaires, d’experts et universitaires, de diplomates, de représentants d’organisations internationales, de la société civile et du secteur privé, prennent part à ce « rendez-vous majeur de la réflexion stratégique en Afrique », selon l’expression du président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat.

D’une durée de deux jours, la rencontre mettra l’accent sur la nécessité d’approches intégrées, en favorisant les échanges, les partages d’expériences, les synergies, que ce soit aux niveaux national, sous-régional, régional avec l’Union africaine ou international avec l’Union européenne et les Nations unies.

Informel, le Forum de Dakar est né lors du Sommet de l’Élysée sur la Paix et la Sécurité en Afrique tenu à Paris en 2013 et où les chefs d’État africains avaient envisagé d’approfondir la réflexion dans le cadre du Forum de Dakar.

VOnews

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