Au moins 450 personnes ont été tuées et 7.000 autres blessées dans un puissant séisme d'une magnitude de 7,3 en Iran, le plus meurtrier qu'ait connu le pays depuis plus de dix ans, rapporte la télévision publique iranienne citant un bilan provisoire. /Photo prise le 13 novembre 2017/REUTERS/Ako Rasheed

Le séisme de magnitude 7,3 qui a secoué la région frontalière entre l’Iran et l’Irak dimanche soir, a fait au moins 530 morts dans les deux pays, selon un bilan provisoire. Les autorités redoutent d’éventuelles répliques.

D’une magnitude de 7,3 sur l’échelle de Richter, le puissant séisme qui a secoué le nord-est de l’Irak ainsi que l’Iran, dimanche 12 novembre, a fait 530 morts et plus de 7 400 blessés en Iran, selon un bilan encore provisoire communiqué par la télévision publique, tandis que huit décès et 336 blessés ont été signalés en Irak.

Le bilan devrait encore s’alourdir une fois que les secouristes auront atteint les zones touchées plus isolées, le séisme ayant provoqué des glissements de terrain qui gênent le travail des équipes de secours.

Le séisme a été ressenti dans 14 provinces iraniennes, mais c’est celle de Kermanshah, située le long de la frontière avec l’Irak, qui a été la plus touchée. Un deuil de trois jours y a été décrété. Le guide suprême de la Révolution iranienne, l’ayatollah Ali Khamenei, a adressé lundi ses condoléances aux familles des victimes.

À l’approche du crépuscule, les autorités faisaient face au défi d’abriter et de nourrir des dizaines de milliers de personnes contraintes de coucher dehors, dans la fraîcheur, pour une deuxième nuit d’affilée.

« Les besoins immédiats des gens, c’est d’abord des tentes, de l’eau et de la nourriture », a déclaré à la télévision d’État iranienne le général Mohammad Ali Jafari, chef des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite de la République islamique, lors d’une visite dans les zones sinistrées.

Secousse ressentie à Bagdad et Erbil

L’institut américain de veille géologique (USGS) a évoqué une magnitude de 7,3, tandis qu’un responsable des services météorologiques irakiens a dit que la secousse avait été mesurée à 6,5. Ce dernier a ajouté que l’épicentre du séisme avait été localisé à Penjwin, dans la province de Souleimanieh, au Kurdistan irakien, tout près de la frontière iranienne.

En Irak, les dégâts les plus importants ont été constatés à Darbandikhan, ville située à 75 km de Suleimaniyeh au Kurdistan autonome. Plus de 30 personnes y ont été blessées, selon le ministre kurde de la Santé Rekawt Hama Rachid.

La secousse a été ressentie jusqu’à Bagdad, où nombre d’habitants se sont précipités hors de leurs maisons. Des scènes similaires se sont produites à Erbil, capitale du Kurdistan irakien autonome, et dans d’autres villes du nord de l’Irak, près de l’épicentre.

Les craintes de répliques

L’électricité a été coupée dans plusieurs villes iraniennes et irakiennes. Les craintes de répliques ont précipité des milliers de personnes des deux pays dans les rues et dans les parcs malgré le froid.

Le centre sismologique iranien a enregistré 153 répliques et dit en attendre d’autres. Selon le Croissant rouge iranien, plus de 70 000 de personnes ont besoin d’un abri.

Le ministre iranien de l’Intérieur, Abdolreza Rahmani Fazli, a fait état de routes bloquées et dit qu’il s’inquiétait du sort des villages isolés. Les forces armées iraniennes ont été déployées pour prêter main forte aux services d’urgence.

L’Iran est à cheval sur d’importantes lignes de faille et subit souvent des secousses. Le 26 décembre 2003, un séisme de magnitude 6,6 avait frappé la ville de Bam, à 1 000 kilomètres au sud-est de Téhéran, tuant quelque 31 000 personnes.

Avec Reuters

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