La Commission électorale nationale (NEC) a rejeté les recours pour irrégularités introduits par les deux candidats arrivés derrière le sénateur et ex-star du football George Weah, à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle au Liberia, a annoncé lundi 20 novembre la NEC.

 « Vos recours sont rejetés, a déclaré le membre de la Commission électorale libérienne (NEC) chargé d’examiner les plaintes. Je ne suis pas convaincu que les questions soulevées dans ces plaintes constituent des fraudes, car les parties n’ont pas su prouver au-delà du doute raisonnable que la NEC a été coupable de fraudes lors du scrutin du 10 octobre ».

Pendant les débats, l’avocat de la commission électorale, Frank Musa Dean, a comparé les plaignants à des étudiants qui n’auraient pas obtenu des notes suffisantes à un examen et qui réclameraient une amélioration « gratuite » de leurs résultats.

L’avocat du Parti de la Liberté de Charles Brumskine a pour sa part fait état du manque de personnel pour encadrer les électeurs. Il a également souligné que des bureaux de vote avaient été déplacés sans notification préalable ou encore affirmé que le nom de certains électeurs ne figurait pas sur les registres officiels mais qu’ils avaient été autorisés à voter.

Les partis de Joseph Boakai, arrivé deuxième, et de Charles Brumskine, qui avait terminé troisième lors du premier tour le 10 octobre, ont annoncé qu’ils feraient appel de cette décision.

Impatience

Le second tour, prévu le 7 novembre entre George Weah et Joseph Boakai, avait été reporté sine die, la veille, par la Cour suprême. La plus haute juridiction du pays avait également enjoint la NEC d’examiner d’abord le recours de Charles Brumskine, qui avait emporté 9,6% des voix, loin derrière George Weah (38,4 % des voix) et Joseph Boakai (28’8 % des voix).

Un porte-parole du parti de George Weah, Ansu Suny, a mis en garde contre le risque que sa base, souvent très jeune, ne finisse par s’impatienter face à l’impasse électorale.

L’imbroglio électoral fait en effet peser des incertitudes sur la première transition démocratique depuis trois générations dans l’un des pays plus pauvres au monde, ravagé de 1989 à 2003 par une guerre civile qui a fait 250 000 morts.

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