Le président zimbabwéen Robert Mugabe a limogé son vice-président, ce lundi 6 novembre. Emmerson Mnangagwa était considéré comme l’un des successeurs potentiels de Robert Mugabe, âgé de 93 ans.

Cela faisait des mois que les relations étaient tendues entre les deux hommes, le président Robert Mugabe accusant son vice-président de vouloir prendre sa place à la tête du pays.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase s’est produite le week-end, lorsque la femme du chef de l’Etat, Grace Mugabe, s’est fait chahuter. Suite à cela, elle a accusé les partisans de Mnangagwa d’avoir été payés pour la huer.

Dès le lendemain, le président Mugabe a laissé entendre qu’il pourrait démettre de ses fonctions le vice-président. C’est donc chose faite. Emmerson Mnangagwa a été limogé pour « manque de loyauté, de respect, de malhonnêteté et de manque de sérieux ».

Emmerson Mnangagwa, 75 ans, surnommé le « crocodile », a déjà perdu début octobre son portefeuille de ministre de la Justice.

Il a été limogé non seulement de son poste de vice-président du pays, mais également de vice-président du parti au pouvoir, la Zanu-PF, ce qui laisse la voie ouverte à Grace Mugabe qui ne cache plus ses ambitions présidentielles.

L’épouse du président zimbabwéen Robert Mugabe a annoncé dimanche 5 novembre qu’elle était prête à succéder à son mari.

« Je dis à M. Mugabe : vous devriez (…) me laisser prendre votre place », a-t-elle lancé devant des milliers de personnes dans un stade de Harare. « N’ayez pas peur. Si vous voulez me donner votre poste, donnez-le-moi librement », a ajouté la première dame, Grace Mugabe.

Le parti au pouvoir, la Zanu-PF, connaît de profondes divisions à propos de la succession du président Mugabe, qui a refusé de désigner un successeur.  M. Mugabe a déjà annoncé qu’il briguerait un nouveau mandat lors de l’élection présidentielle de 2018.

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