La juriste béninoise Reine Alapini Gansou a été élue juge à la Cour pénale internationale (CPI) pour un mandat de 9 ans, lors de la 16ème session de l’Assemblée des États Parties, tenue mardi 5 décembre au siège de l’ONU à New York.

Après une tentative infructueuse il y a deux ans, la seconde a été bonne. Elle sera la première Béninoise à siéger au sein de cette instance internationale de justice.

Avocate au Barreau du Bénin et enseignante de droit à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), Reine Alapini Gansou est une juriste chevronné bien connues dans les instances continentales et internationales.

Elle a une longue expérience de terrain dans plusieurs pays africains avec les victimes de violations massives des droits de l’homme notamment de violences dirigées contre des femmes et des jeunes filles. Elle a été la rapporteure spéciale sur les défenseurs des droits de l’homme en Afrique et ancienne présidente de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peules.

Mme Gansou a aussi siégé dans les commissions d’enquête des Nations Unies sur la Côte d’Ivoire et le Burundi. Membre de la Cour permanente d’arbitrage depuis 2011, elle a été lauréate du prix des droits de l’homme du cinquantenaire des indépendances africaines en 2010.

La Cour pénale internationale (CPI) est une juridiction pénale internationale permanente spécialisée dans le jugement des personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre.

La CPI compte dix-huit juges dont quatre sont issus de l’Afrique. Il s’agit de la Kenyane Joyce Aluoch (première vice-présidente de la Cour), de la Botswanaise Sanji Mmasenono Monageng – toutes deux en poste depuis 2009-, du Nigérian Chile Eboe-Osuji (élu en 2012) et du Congolais de Kinshasa Antoine Kesia-Mbe Mindua (élu en 2015).

Mamadou TRAORE

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