En Centrafrique, l’éléphant est une espèce presque disparue. En tout cas, les 60.000 éléphants que comptaient les réserves fauniques, parcs nationaux et zones cynégétiques des préfectures du Bamingui Bangoran (nord-est) et de la Vakaga (extrême-nord-est) dans les années 1960 ont complètement, a indiqué en fin de semaine le coordonnateur du Projet écofaune, M. Florent Zowoya, cité par l’agence Xinhua.

La disparition de cette espèce est la conséquence de l’action récurrente des braconniers surarmés tous azimuts, soudanais et tchadiens, à la recherche d’espèces fauniques rares, de cornes et de viande de chasse.

Les aires protégées de Ngotto et de Bayanga (sud-ouest) et celles situées dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA), à la frontière entre le Cameroun et le Tchad, sont particulièrement ciblés par les braconniers, à en croire le ministre centrafricain des Eaux, forêts, chasses et pêches, Lambert Moukové-Lissane.

Régulièrement secouée par des crises depuis des décennies, la Centrafrique peine à préserver ses potentialités. Les groupes rebelles, qui contrôlent treize des seize préfectures du pays, se distinguent notamment par le pillage et l’exploitation illicite des ressources minières et fauniques pour l’alimentation de la contrebande.

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