Le président russe a annoncé mercredi qu’il serait candidat à un quatrième mandat lors de l’élection de mars 2018. S’il était réélu, il se maintiendrait à la tête de la Russie jusqu’en 2024.

Vladimir Poutine sera-t-il réélu pour un quatrième mandat ? Le président russe a annoncé mercredi 6 décembre qu’il serait candidat à l’élection présidentielle de mars 2018.

Cette annonce très attendue met fin à des mois de suspense et de tergiversations sur les intentions de l’homme fort du Kremlin, aux commandes du pays depuis plus de 17 ans, de briguer un nouveau mandat de six ans.

« La Russie va continuer d’aller de l’avant. Et dans ce mouvement en avant, personne ne l’arrêtera jamais », a lancé Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec les ouvriers d’une usine à Nijni Novgorod, sur la Volga, retransmise en direct à la télévision.

« Je propose de nous y opposer »

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui entend défier le président sortant lors du scrutin dans quatre mois, a réagi sur Twitter en ironisant sur la longévité politique du président russe : « À mon avis, c’est beaucoup. Je propose de nous y opposer ».

Charismatique blogueur anticorruption aux accents parfois nationalistes, Alexeï Navalny a organisé deux manifestations antigouvernementales d’ampleur en mars et juin et écopé de nombreuses condamnations en justice et de plusieurs courtes périodes de détention.

Son avenir politique reste toutefois flou, sa participation au scrutin ayant été exclue par la Commission électorale en raison d’une condamnation pour détournement de fonds qu’il dénonce comme montée de toutes pièces pour l’éloigner de la course.

Stabilité politique et recul des droits de l’Homme

Vladimir Poutine devrait affronter à la présidentielle les traditionnels candidats du Parti communiste et des nationalistes du LDPR, ainsi que la surprenante Ksenia Sobtchak.

Arrivé au pouvoir en 2000 dans un pays au pouvoir instable et à l’économie chancelante, Vladimir Poutine est loué par nombre de ses concitoyens pour avoir été l’homme de la stabilité et d’une nouvelle prospérité, grâce à une manne pétrolière conséquente pendant des années, tandis que ses détracteurs lui reprochent un net recul des droits de l’Homme et des libertés.

Avec AFP

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